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Bilan 2016 d'Arnaud

Mes albums préférés de 2016



Insomnium — Winter's Gate

Sorti à la rentrée, Winter's Gate a réussi à synthétiser tout ce que le groupe finlandais a fait de mieux dans sa carrière. Brillant, intelligent, ce disque sait autant mettre en avant les accords mélodiques uniques au groupe que prendre le temps de poser un décor. L'album-concept qui raconte l'épopée de Vikings partant à la découverte de l'Islande est servi avec des paroles aux portes de la poésie. 

Anaal Nathrakh — The Whole of The Law

J'ai quitté Anaal Nathrakh après leur Eschaton de haute volée. Je les redécouvre avec ce Whole of The Law. Les Anglais n'ont pas perdu la main dans leur métal extrême, tout en ajoutant des touches particulièrement efficaces d'électro ou des chœurs comme dans l'intro, donnant au disque une dimension tragico-épique. La palette vocale de Dave Hunt s'étant élargi, j'attends la suite!

Thrawsunblat — Metachthonia

Chroniqué dans nos pages cet automne, Thrawsunblat a jeté un pavé dans la mare black métal folklorique. Production impeccable, utilisation harmonieuse et précise des instruments du terroir, les Néo-Brunswickois sont allés chercher des rythmes et des accords accrocheurs, sans réel faux pas. L'histoire comptée dans cet album est tout simplement remarquable.  

Forteresse — Thèmes pour la rébellion

Figure de proue de la scène métal noir québécois, Forteresse signe avec cet album son œuvre la plus aboutie et la plus efficace (Là où nous allons, un bijou). Abandonnant les passages hommages de rigodon au profit de la Révolte des Patriotes, le groupe reste engagé dans le mouvement indépendantiste, comme ils ont pu m'en parler lors d'une entrevue

Epica — The Holographic Principle

Ils étaient à Montréal pour présenter ce disque. C'est sûr que les Néerlandais n'ont pas vraiment chercher à inventer l'eau chaude ici. Mais le talent du groupe permet, à nouveau, d'offrir quelque chose qui s'écoute et qui reste en tête assez longtemps pour qu'on se replonge dans leur discographie et remarquer que ce n'est pas leur meilleur. Mais ça s'écoute.

Le bide de l'année

Amon Amarth — Jomsviking

Chroniqué dans nos pages, je sais déjà que je vais me faire envoyer des tomates. On peut me dire que 2016 a été une année particulièrement décevante pour beaucoup de groupes (Deftones, Rotting Christ, Meshuggah, Sonata Arctica, Omnium Gatherum,...) mais Amon Amarth à lui seul compile la désillusion et la perte de magie de l'année passée. Je persiste à dire que c'est un disque décevant: mollasson, sans envergure et sans relief, la force épique des grandes batailles déifiques s'est perdue sur le chemin que parcourent les Jomsvikings.

La rétro-découverte de l'année

Borgne — Royaume des ombres (2012) 

Lors de mes siestes de fin de semaine, j'ai l'habitude de lancer Youtube en automatique afin de m'endormir. Mais quand Royaume des Ombres de Borgne a commencé à jouer, j'ai été vite tiré de mon sommeil. Le projet du Suisse Bornyhake est une pépite du black métal industriel tendance névrosé dépressif. Les ambiances torturés d'outre-tombe sont a frémir les plus joyaux d'entre nous. Avec à la clef la piste All These Screams Through Me avec un montée de stress musical avant l'explosion de cette bulle en une mélodie des plus marquantes, libérant les fameux cris du titre. Ouf! 

Le concert de l'année

Twisted Sister — Rockfest, 24 juin 2016 

L'année a été particulièrement terne en matière de concerts. Il y avait certes les valeurs sures comme Rammstein au Festival d'été du Québec, Gojira (idem et au Métropolis) ou Ghost. Mais l'affiche un peu raté du Heavy Montréal et l'absence de gros noms dans les salles montréalaises (seul Black Sabbath a fait le Centre Bell du côté de nos passions métalliques, cette année) font qu'on croise les doigts en 2017. Pourtant, s'il y a bien un concert à retenir dans nos mémoires, c'est bien le dernier sur sol canadien des Twisted Sister. Passons la polémique stérile et le manque de considération du Rockfest pour ces légendes du hard rock et gardons le plaisir. Celui d'avoir vu Dee Snyder dans une forme olympique, proche du public et heureux d'être là. Celui d'avoir entonné We're Not Gonna Take it avec l'entièreté du festival regroupée devant la scène. Ou celui d'avoir dit «au revoir» à l'un des groupes les plus emblématiques du Hard FM des années 80. 

Le clip de l'année

Minor Victories — A Hundred Ropes

Quand on n'a pas beaucoup d'argent, mais une caméra et une imagination abondante, on fait quoi? Des clips pour Minor Victories. Le groupe de rock alternatif / shoegaze a choisi d'illustrer les titres de son premier album, éponyme, par des plans fixes en noir et blanc et où l'action est menée par les acteurs et non le changement d'angles de vue. J'aurai pu mettre n'importe lequel de leur clip, mais A Hundred Ropes et son ralenti de samouraïs en charge est quelque peu hypnotique et sert merveilleusement bien le titre qui l'accompagne. 

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