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Gojira laisse couler son Magma

 

GOJIRA

Photographe:
Lauren Gouilloud

Only Pain
The Heaviest Matter of the Universe
Silvera
Stranded
Flying Whales
The Cell
Backbone
Terra Inc.
Wisdom Comes
Drum Solo
The Shooting Star
Toxic Garbage Island
Pray

Clone
Oroborus
Vacuity

Le Québec les avait laissé partir après avoir donné le ton à une chaude nuit d'été au Festival de Québec. C'était avant Rammstein. Après Metallica et Mastodon, le groupe ajoutait alors une nouvelle prise à son tableau de chasse d'ouverture. Mais ce 18 octobre 2016 au Métropolis, Gojira était les rois de la soirée. 

Le fer de lance du métal français avait fort à faire: de l'autre côté de la ville, au Centre Bell, un autre grand Français se produisait: Charles Aznavour. Mais les amoureux de la langue française auront peut-être regretté de ne pas être plus amoureux des textes écologistes de Gojira. Car l'ambiance était bien là. 

Magma, leur sixième album, est résolument ambitieux. Beaucoup regrettent le tournant fait après From Mars to Sirius, tant sur les aspects musicaux que textuels. Pourtant le dernier rejeton des Bayonnais a ce qu'il faut pour se glisser dans leurs meilleurs projets. 

Ainsi, le groupe arrive sur Only Pain, le titre le plus puissant de leur galette. Malgré l'accueil chaleureux du public, les Français accusent le coup. On ne dit pas que ce n'était pas bien, mais au regard des prestations précédentes, Gojira semble s'essouffler. Et cela même s'ils mettaient toute leur énergie: pour preuve, l'hyperactivité intacte du bassiste Jean-Michel Labadie.

Le groupe a toutefois pu être aidé par une mise en scène léchée. Gojira reste de loin l'un des groupes les plus impressionnants sur le travail des lumières — au revoir le rouge gras et le bleu criard, bonjour le vert pastel ou le mauve de Parme. S'additionne alors le mur d'image en arrière projetant des formes abstraites, mais vibrants au rythme des musiciens, qui atteint son apogée dans un solo de batterie de Mario Duplantier, impressionnant de technique, mais manquant un poil de créativité.  

Aussi, on a pu entendre des hey! sur les contre-temps de Stranded, un rorqual commun en plastique nager au-dessus de la foule — clin d'œil aux baleines volantes de l'imagerie du groupe — et un public en transe jusqu'au fin fond de la salle — clin d'œil à la fan qui hochait la tête juste devant votre chroniqueur au point de l'étouffer avec sa crinière. Gojira peut remercier son public.

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